Conclusion de la phase "acculturation"
1. Documents supports
Nous avons reçu 11 réponses au questionnaire venant des structures suivantes :- ADSI Technowest
- Form'Aqui
- Les ateliers d'Abracodabra
- Fablab BEN
- CCAS Martignas
- Pimms Médiation Bordeaux
- Reconnect
- Medias-cite
- CCAS de Bègles
- Pixel - Espace de médiation numérique
- KONEXIO
Nous avons interviewé 14 personnes appartenant aux structures suivantes :
- CAP Sciences
- CCAS Martignas et mairie de St Aubin de Médoc
- Mairie de Cenon
- Konexio
- Bordeaux Ecole Numérique
- CCAS Martignas et mairie de St Aubin de Médoc
- Mairie de Cenon
- Konexio
- Bordeaux Ecole Numérique
- Direction départementale France Travail
- Reconnect
- Mairie de Bègles (CCAS)
- Experteez
- Bibliothèque de Bordeaux
- Reconnect
- Mairie de Bègles (CCAS)
- Experteez
- Bibliothèque de Bordeaux
- Association Défi (Lormont)
- Atelier Graphite
- Médias Cité
- PIMMS Médiation Bordeaux
- Atelier Graphite
- Médias Cité
- PIMMS Médiation Bordeaux
Nous nous sommes appuyés également sur les documents suivants :
- Guide "Numérique pour tous"
- Le site web numériquesolidaire.fr (projet Aladdin)
- Le site Web bordeaux-métropole.fr (Construire un territoire de solidarité numérique)
- L'Observatoire métropolitain des inégalités numériques (premiers résultats de l'enquête 2023)
- Le site web officiel conseiller-numerique.gouv.fr
2. Synthèse de l'analyse des questionnaires et interviews
Nous avons pu relever chez les usagers une grande diversité de milieux sociaux, allant de personnes très éloignées de l'emploi à des cadres retraités, chacun se retrouvant néanmoins autour de difficultés communes avec le numérique et/ou l'exercice de leurs droits.Pour une part, il s'agit de personnes en difficulté avec les savoirs de base, la problématique de l'illettrisme étant fréquemment concomitante avec celle de l'illectronisme.
Concernant la répartition des classes d'âge, nous avons observé une fréquentation principales par les 25 ans et + de 50 ans qui viennnent souvent spontanément alors que les jeunes doivent être accompagnés pour pousser la porte des espaces numériques qu'ils fréquentent donc moins souvent.
Il existe également une grande diversité dans les types de structures d'accueil, depuis les associations de quartiers aux agences France Service, ce qui s'accompagne d'une diversité des modes d'accompagnement, certaines structures privilégiant par exemple le "faire à la place de ..." afin de répondre à un besoin urgent et d'autres insistant au contraire sur la nécessité de "faire avec". Il est à remarquer que l'utilisation de référentiels (types Cléa ou PIX) n'est pas majoritaire au sein de ces structures.
Pratiquement toutes les personnes interviewées confirment leur intérêt et en même temps leur manque de moyen de reconnaissance des pratiques pour les usagers (en première intention) comme pour les professionnels du numérique (cette possibilité souvent non-envisagée jusqu'alors leur est apparu plus évidente au cours des échanges).
Chacun insiste ensuite sur le fait qu'un dispositif de reconnaissance avec les OB doit être développé au sein du réseau afin de "faire levier" et de développer une dynamique territoriale (pour des OB largement identifiés par un grand nombre d'acteurs - partenaires, administrations, entreprises) mais également de partager l'investissement en temps et en argent. Toutes les personnes interviewées sont demandeuses de rencontres et de projets communs au sein du GNI. Ils insistent cependant sur l'importance du temps nécessaire à la conception et au déploiement d'un tel dispositif, pouvant être potentiellement un point bloquant. Une action comme celle-ci doit selon eux nécessairement s'inscrire dans un temps long afin de permettre à chacun d'avancer à son rythme et de laisser le temps aux structures de rejoiondre peu à peu le mouvement.
Enfin les principaux besoins identifiés sont les suivants :
- fédérer un réseau (sur des singularités (ex : écrivain public/juriste), sur un territoire ou au national),
- donner de la visibilité à des actions/formations sur le territoire,
- créer les conditions de partages au sein d'une communauté (réseau, partage d'expérience, veille...),
- rendre lisible des nouveaux métiers sur lesquels il peut y avoir de la confusion (médiateurs, conseillers numériques, formateurs...),
- valoriser toutes les expériences des personnes accompagnées en atelier, formation ou RDV individuel,
- motiver des personnes éloignées de l'emploi ou bien des personnes qui ont du mal à se mobiliser dans les dispositifs dans lesquels elles sont,
- remercier et reconnaître les bénévoles (qui viennent en soutien aux conseillers numériques par exemple)
- permettre à chacun de documenter son expérience et de la mobiliser le moment venu (recherche de stage, entrée en formation, recrutement...)
En conclusion, les OB sont perçus comme un outil utile pour l'écosystème de l'inclusion numérique et pour valoriser des aspects spécifiques des organisations du réseau GNI. Ils pourraient être utiles pour les professionnels des structures (CN, agents, autres. ..), pour les publics très éloignés, pour des publics en insertion, pour les bénévoles... bref dans beaucoup de situations pour de nombreuses personnes !
3. Cartographie des usages et objets de reconnaissance
Lien direct vers la carte heuristiquePour réaliser cette cartographie sur les éléments favorisant l'émergence d'un dispositif de reconnaissance avec les open badges au sein de votre réseau Groupe Numérique Inclusif, nous nous sommes appuyés d'une part sur l'analyse des réponses à un questionnaire et à une série d'interviews réalisées auprès des membres du réseau en novembre 2024 et d'autre part sur les documents de communication de Bordeaux Métropole à propos de l'inclusion numérique (présentés dans le paragraphe 1).
La carte heuristique propose une synthèse des contributions du réseau en présentant et en articulant les 3 dimensions d'un dispositif émergent de reconnaissance avec les open badges dans le domaine de l'inclusion numérique :
-
Les typologies d'acteurs (en bleu)
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Les usages dans le réseau du GNI (en rouge)
-
Les types d'accompagnement (en vert)
La carte peut être lue par exemple de la façon suivant :
- (rouge) Dans le cadre des usages dans le réseau du GNI, l'animation des communautés d'acteurs concerne notamment les aidants numériques dont (bleu) les compétences en tant qu'usagers dans l'accompagnement au numérique de leur entourage peuvent faire l'objet d'une reconnaissance par un open badge.
- (vert) Dans le cadre d'un accompagnement du type "atelier collectif", il est notamment proposé dans le réseau GNI des parcours thématiques avec des ateliers spécifiques animés par (bleu) des bénévoles et pouvant donner lieu à une reconnaissance avec un open badge de leur compétence d'animation.
Concernant les compétences des acteurs du réseau, cette carte fait d'ailleurs apparaître au moins 3 "objets de reconnaissance" (ellipses de couleur) communs à 3 catégories d'acteurs ; les bénévoles, les conseillers et médiateurs et les formateurs : il s'agit des compétences concernant l'animation, le numérique et les softskills mobilisés. Il pourrait être ainsi pertinent de proposer pour ces 3 compétences des badges communs aux 3 catégories d'acteurs afin notamment de renforcer l'esprit de communauté.
Dans la suite de cette première proposition, cette carte fait partie des éléments de synthèse qui vont nous permettre de vous proposer un ensemble de préconisations visant à concevoir votre dispositif de reconnaissance avec les open badges dans le cadre du GNI. Elle pourra continuer à vous inspirer par la suite afin d'imaginer de nouveaux scénarios de reconnaissance dans le domaine de l'inclusion numérique en impliquant l'ensemble des acteurs du réseau dans le cadre de ses usages et de ses types d'accompagnement. A travers les réponses aux questionnaire et aux interviews, nous avons pu constater que les intentions de reconnaissance de l'engagement, des pratiques ou encore des expériences des acteurs étaient bien présentes, sans pour autant être simples à mettre en oeuvre. Il est possible aujourd'hui de rendre ces intentions réalisables grâce aux open badges.